Boulangerie et pâtisserie : deux métiers très demandés

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Boulanger et plus encore boulanger-pâtissier est un métier extrêmement demandé. On aura toujours besoin de pain et, tant qu'à faire, d'un gâteau pour le dessert. Ce sont aussi des métiers qui ont été profondément révolutionnés par l'industrie alimentaire et la grande distribution. Mais heureusement, les français restent profondément attachés à leurs racines, au goût du bon pain pour lesquels on les caricature parfois (franchement, avez-vous vu un passant en béret avec sa baguette depuis longtemps ?). Quant à la pâtisserie, c'est un art culinaire difficile, mais très à la mode, et il suffit de voir les émissions télé qui lui sont consacrées pour s'en persuader.

Le goût du bon pain et de la bonne pâtisserie perdure

Contrairement à beaucoup de pays, les français sont restés fidèles à un pain de qualité, fait avec des farines complètes. Savez-vous par exemple qu'aux États-Unis, les pains de mie sont sucrés ? Qu'en Angleterre, on ne trouve quasiment pas de pain "de campagne". En France, la résistance à l'industrialisation commence avec Lionel Poilâne, un boulanger parisien qui s'obstine à cuire ses grosses boules de pain gris farinées au feu de bois. A l'époque, on trouve ses pains dans de nombreuses boulangeries, on l'achète entier, par demi ou par quart. Il coûte cher, mais il se conserve bien mieux, et surtout, il a un goût excellent.

La baguette est obligée de se maintenir à niveau, et il ouvre la voie à tous les pains de campagne, complet, au froment, seigle, sésame, etc.

C'est ce même amour du pain qui sauve la vraie boulangerie, face à l'industrie qui envoie des pains congelés dans des dépôts qui n'ont plus qu'à les réchauffer. La loi oblige à mentionner cette pratique, les français préfèrent les pains cuits sur place.

Il en est de même pour les pâtisseries. Des usines préparent de nombreuses pâtisseries standard que l'on retrouve dans les supermarchés, bon nombre de restaurants, etc, mais la clientèle préfère la pâtisserie maison dès qu'on lui en donne le choix.

Un métier exigeant

Le métier de boulanger est difficile, avec des horaires décalés. Les progrès de la mécanisation lui évitent désormais la tâche épuisante de pétrir la pâte à pain à la main, mais il reste qu'il doit se lever au milieu de la nuit pour que les effluves des croissants chauds et des premières baguettes chatouillent vos narines au réveil. Le métier de pâtissier, lui, est peut-être moins difficile en ce qui concerne les horaires, mais il est extrêmement minutieux et technique. En pâtisserie, tout se joue au gramme près, à la minute près pour certaines préparations.

Apprendre ce métier demande donc à la fois de la pratique et de bonnes connaissances théoriques. Le CAP de pâtissier, qui peut être suivi à distance pour la partie théorique, est un excellent début pour commencer dans la profession. (Saviez vous, d'ailleurs, que les Grands Moulins de Paris exigent de tous leurs cadres, même les plus diplômés, qu'ils aient ce CAP ?). Une fois ce diplôme obtenu, le pâtissier débutant continuera son apprentissage en travaillant, en étudiant les techniques des grands maîtres. Le concours de Meilleur Ouvrier de France, un passage vainqueur dans des émissions comme "Le Meilleur Pâtissier" lui ouvrira toutes grandes les portes des restaurants prestigieux.

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