Choisir son papier photo pour un tirage d’art

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Une photo est une image virtuelle, petit carré négatif sur une surface argentique composée de cristaux emprisonnés dans une gélatine transparente ou ensemble de bits stockés sur une carte mémoire sous un format Raw : la photo n’est pas visible immédiatement, elle doit être transformée par le tirage, qu’il soit physique sur papier ou simplement virtuel sur écran.

Tirage maison ou tirage au laboratoire ?

Pendant longtemps, l’univers de la photographie d’art se partageait en deux mondes distincts : celui des photographes en noir et blanc, qui “tiraient” eux-mêmes, et celui des photographes en couleur, qui confiaient leurs tirages à un laboratoire professionnel.

En effet, les exigences de stabilité de températures et des bains de chimie étaient autrement plus précises pour les tirages couleurs, rendant leur utilisation par des amateurs beaucoup plus difficile que les bains de développement et de tirage en noir et blanc.

Le tirage en noir et blanc restait un artisanat aussi important que celui de la photo. De très grands photographes ont “leur” tireur attitré, comme Sebastiao Salgado, d’autres tirent eux-même leurs images, à l’image d’Ansel Adams, à la fois photographe et tireur exceptionnel, inventeur du Zone System.

La révolution numérique met le tirage couleur à portée de tous

Le numérique a révolutionné tout cela, en particulier pour la couleur. Les imprimantes permettent en effet de s’affranchir des contraintes des chimies classiques.

Pourtant, la transformation de la photo virtuelle en tirage d’art reste un processus artisanal complexe qui va passer par quasiment les mêmes étapes que pour un tirage classique, mais sous un nom différent.

Le “développement” correspond à toute la phase de post-production, de l’importation du fichier raw dans le logiciel de retouche (habituellement Photoshop), où l’on va travailler sur les équilibres globaux de l’image, avec la correction des courbes, des niveaux et même des aberrations de l’objectif (vignettage et déformation).

Quant au tirage, il passe par une harmonisation des différents profils de couleurs, pour arriver à avoir sur le papier ce que l’on a à l’écran. Le profil de l’écran se calibre via une sonde, celui de l’imprimante est géré par ce que l’on appelle un profil ICC, spécifique à chaque combinaison imprimante – papier.

Des papiers “numériques” à la hauteur des papiers d’art utilisés pour les tirages argentiques

En effet, l’offre de papier photos pour imprimantes numériques s’est très rapidement développée, au même rythme que la technique qui permettait au photographe de tirer ses images lui-même.

On retrouve désormais en photo des papiers longue conservation, neutres, qui peuvent résister plus de 250 ans dans les meilleures conditions de stockage, et environ trois quarts de siècle dans de bonnes conditions d’exposition. C’est au moins autant, sinon plus, que les tirages des années 70-80 !

Comme pour les papiers photos classiques, on trouve des très beaux papiers, épais, au grain très fin, à la teinte très légèrement chaude ou froide, selon les souhaits du photographe : il est possible d’obtenir en numérique la même qualité qu’avec un baryté.

Certains vont même plus loin, utilisant la numérisation d’image comme un préalable à des tirages platine-palladium, le sommet de la finesse en photo !

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